Anne Chartier : “Les enfants sont acteurs de leur développement”

Ingénieur de formation et musicienne, Anne a toujours pris les mathématiques comme un jeu. Aujourd’hui, elle enseigne au collège et transmet son goût pour la matière à ses élèves. 


D’abord ingénieur, elle ne souhaitait pas devenir professeur de mathématiques, bien qu’elle ait toujours eu le goût pour cette matière : “J’ai toujours pris les mathématiques comme un jeu, ça m’a aidé à me structurer car j’ai un tempérament artistique, je peux partir dans tous les sens” plaisante-t-elle. Depuis ses 5 ans, Anne joue de la flûte et du piano, où elle y trouve une certaine liberté, un bien-être intérieur. Elle a longtemps hésité sur le chemin qu’elle voulait suivre : scientifique ou musical ? Quand on lui pose la question, elle répond sans regrets : “Je me sentais plus rassurée avec les mathématiques, et ça ne m’empêche pas de continuer la musique à côté.”


Ingénieur pendant quelques années, Anne voulait être plus proche de ses enfants, trouver un juste milieu entre vie professionnelle et vie privée :J’ai passé mon agrégation en mathématiques, c’était un bon compromis pour avoir du temps pour mes enfants. Enseigner au collège sonne comme une évidence, car selon elle, c’est à cet âge-là qu’il faut leur donner le goût de la matière :C’est dans ces années que l’on peut acquérir les bases, une structure. S’ils ne les ont pas à cet âge-là, ils ne les auront jamais.


Anne enseigne depuis une vingtaine d’année, et fait régulièrement évoluer ses pratiques pédagogiques :Je pense que tous les moyens sont bons pour essayer de faire progresser les élèves. Il faut toujours du changement.Dans ce sens, elle a tout de suite adhéré à Kwyk, qui lui permet de travailler sur la répétition et sur le temps. Deux aspects essentiels pour faire progresser ses élèves : “Avec le site, ils savent ce qu’on attend d’eux et ils ne se sentent pas piégés.


Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle y trouve son compte, notamment pour externaliser son travail préparatoire : “Avant je faisais des fiches de calcul assez compliquées pour les tirer vers le haut. Cela me prenait vraiment du temps, pour l’élaboration, m’adapter à leur niveau… Surtout, c’était au détriment d’une activité de recherche”. Maintenant, tous ces exercices sont proposés sur Kwyk, notamment avec la différenciation. En effet, avec cet outil, les exercices sont ajustés en fonction des précédents devoirs des élèves. Chacun peut donc travailler sur ses points faibles. Anne donne un devoir différencié par semaine : “Grâce à ce cadre, ils sont guidés et ça les aide à se structurer, par exemple à effectuer les calculs étape par étape. Ils gagnent en régularité.”

Autre point fondamental, Kwyk offre une alternative dans l’approche des mathématiques. Anne sent qu’elle joue un nouveau rôle, où elle n’est plus seulement la correctrice : “Avant l’enseignant était celui qui barrait en rouge, qui disait «c’est faux, tu t’es trompé». Il aidait les élèves mais il évaluait trop. Avec Kwyk, on leur montre qu’on peut apprendre de ses erreurs.” S’ils se trompent, avec le QCM, le raisonnement et l’intuition se combinent. Ils trouvent un chemin et ça déroule tout seul. Si les élèves sont vraiment perdus, ils peuvent se replonger dans leur cours ou demander de l’aide.

Alors, ils apprennent à structurer leur raisonnement, et même les élèves d’Anne ont leur mot à dire… Elle raconte : “Quand j’ai commencé à utiliser Kwyk, un de mes élèves a dit : «Mais c’est pas juste, même ceux qui ne sont pas bons ont des bonnes notes !», c’était sans doute un cri du coeur mais ça résume bien la situation.”

Grégoire Heissat

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